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5 août 20264 min de lecture

Pourquoi je construis mes propres SaaS

Pendant dix ans, j'ai livré des projets eCommerce pour les autres. Lacoste, Rimowa, Claudie Pierlot, des marketplaces B2B — des projets solides, des équipes internationales, des mises en production qui se passent bien. J'aime ce métier, et je continue de l'exercer.

Mais depuis 2025, je consacre une partie de mon temps à autre chose : construire mes propres outils, sous ma propre bannière. Voici pourquoi.

Le déclic : les problèmes qu'on croise sans jamais les résoudre

Quand on passe dix ans dans l'eCommerce, on croise toujours les mêmes situations. Un commerçant qui ne comprend pas pourquoi il est invisible sur Google. Une équipe qui perd une journée à convertir des fichiers XML en Excel exploitables. Des problèmes trop petits pour un projet d'agence, trop récurrents pour être ignorés.

En mission, on les note, on les contourne, on passe au sujet suivant. Le client paie pour son périmètre, pas pour ces cailloux dans la chaussure.

Construire ses propres outils, c'est s'autoriser à résoudre exactement ces problèmes-là.

Trouvelo : l'audit sans le devis d'agence

Les commerçants indépendants — coiffeurs, boulangers, restaurateurs — n'ont ni le temps ni le budget pour auditer leur présence en ligne. Un devis d'agence commence à 500 €. Résultat : ils ne font rien, et restent invisibles.

Trouvelo prend un nom de commerce ou un lien Google Maps, et rend un score sur 10 en deux minutes. Seize critères, un scoring déterministe, des recommandations concrètes. Pas de jargon, pas d'abonnement forcé.

Le choix technique dont je suis le plus content : séparer strictement le scoring (100 % déterministe) de la partie IA (qui ne génère que les recommandations). Quand on parle du chiffre d'affaires de quelqu'un, on ne laisse pas une boîte noire décider du diagnostic.

ExcelifyXML : un outil qui fait une seule chose

L'autre projet est né d'un besoin encore plus simple : convertir des fichiers XML en Excel, avec les macros VBA qui vont bien, sans stocker les données de qui que ce soit. Tu uploades, tu récupères, rien n'est conservé.

C'est volontairement petit. Tous les outils n'ont pas vocation à devenir des plateformes.

Ce que ça change dans les deux sens

Le plus inattendu, c'est l'aller-retour entre les deux activités.

Côté freelance, construire un produit de bout en bout — du choix de la stack au support client en passant par les pages de paiement — change la façon de conseiller. On ne recommande plus une solution qu'on n'a jamais opérée soi-même.

Côté produit, dix ans de projets clients évitent les pièges classiques : sous-estimer la recette, négliger les cas limites, croire qu'une fonctionnalité « évidente » l'est pour tout le monde.

Les deux casquettes se nourrissent. C'est exactement pour ça que je garde les deux.


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